Exposition "Portraits Princiers" au Luxembourg jusqu'au 14 janvier

Rois et Reines

Publié par arman - samedi 30 décembre 2017, 18:29 | Voir les avis

classique

L'exposition du Musée du Luxembourg propose de suivre la carrière du Génie baroque Peter-Paulus Rubens, à travers les portraits peints pour les plus brillantes cours d'Europe du XVIIème siècle. Si l'oeuvre extraordinaire de Rubens ne peut se réduire aux portraits, l'exposition a le mérite de réunir aussi des tableaux exécutés par d'autres immenses artistes contemporains de l'Anversois, ses amis Antoon Van Dyck et Diego Vélasquez.

Après un apprentissage à la cour des Gonzague à Mantoue, Pierre-Paul Rubens quitte l'Italie et revient dans sa Flandre natale. Possédant rapidement un atelier très important, il peint ou dirige l'exécution de brillants portraits pour la Cour de Bruxelles, celle des Archiducs Albert et Isabelle Claire Eugénie. L'Atelier peint notamment un portrait conjoint dont le fond, recouvert d'une tenture à l'intense carmin, fait briller les détails luxueux des costumes. Quel apparât !

Pour le portrait personnel d'Isabelle Claire Eugénie, Rubens laisse le spécialiste du paysage ample et profond, représenter le domaine paisible et vert de l'archiduchesse. Fils du génie Peter, Jan dit "Brueghel de Velours" se désintéresse des scènes villageoises dont l'art est finalement hérité par son frère, pour devenir le plus grand paysagiste de son temps.

En Espagne

Pierre-Paul Rubens, recommandé par les archiducs des Flandres espagnoles se rend par la suite à Madrid à la Cour du Roi Philippe IV. Il y fait la connaissance du fameux Diego Velasquez à qui il conseille de faire le voyage en Italie, formateur pour un peintre ambitieux. L'Espagnol, ci-dessous pour une copie d'une grande toile de Rubens, ne trahira ni la confiance ni le talent que lui prête le Maître Flamand.

Portrait équestre de Philippe IV d'Espagne (copie d'un tableau perdu de Rubens) - 1649 - Diego Vélasquez

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L'immense toile de Vélasquez à la gloire du Roi d'Espagne Philippe IV ne dépareillerait pas dans la salle des grands portraits équestres du Prado. Cette grande toile qui provient du Musée des Offices à Florence est en fait une copie extraordinaire d'un tableau peint par Rubens mais aujourd'hui perdu, copie qui à elle seule justifie la visite. Tout est ici pompe exaltée, et exaltante, d'un souverain au visage humain honoré par les Anges, chevauchant un animal puissant sur l'un des paysages de son globe offert par les Chérubins.

C'est la pompe d'un Roi d'Espagne du XVIIème siècle et il est dommage qu'aucun Chef d'Etat français ne se soit fait représenter de cette façon si grandiose (peut-être Napoléon par David). Peint également par Vélasquez et en dépôt au Musée de Castres, signalons l'autre portrait superbe, bien que plus modeste, d'un roi soudain si proche, en chasseur avec son chien.

A Paris 

Rubens séjourna longtemps en France et fut l'ami proche de la reine Marie de Médicis, femme d'Henri IV et mère de Louis XIII, pour qui il peignit la fabuleuse série accrochée aujourd'hui dans la galerie qui porte son nom au Louvre, la galerie Médicis.

Allégorie du bon gouvernement de la France - 1635 - Blois, Musée du Château Royal

Profusion de lumière, d'or et de couleurs sur cette allégorie du Bon Gouvernement de la France, peinte sous les traits d'une Déesse d'Abondance en pleine grâce. Ce chef d'oeuvre, absolu pour ses couleurs, ses corps d'anges, son ciel, ses drapés, fut peint par le peintre Rubens lui-même, tout comme le remarquable autoportrait également dans la dernière salle, qui clôt l'exposition.

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